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Circuit de découverte de la région
de Champagnole.
Au sud du Jura
A réaliser en voiture ou à vélo,
sur un ou plusieurs jours.
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Environ 300 km au départ de Champagnole, par : Lac de Chalain Clairvaux les Lacs Orgelet Gigny Saint-Julien Arinthod Lac de Vouglans Moirans en Montagne Villards d'Héria Saint-Claude Les Rousses Morez Cascades du Hérisson Casacade la Billaude Syam Pertes de l'Ain Source de l'Ain Nozeroy et retour à Champagnole |
Lacs, cascades,
sommets, les amoureux de la nature, les passionnés de randonnées
pédestres
ou de ski de fond suivront ce long circuit avec bonheur et pourront s'arrêter,
ici pour rendre visite à un artisan au travail, là pour contempler
une belle église romane.
Cartes IGN Chaîne du Jura 1/50 000 n° 33 et 34
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Le départ
s'effectue de Champagnole. Après une flânerie à
travers la ville, on emprunte d'emblée la route menant à
Doucier et au Lac de Chalain qui, avec ses 232 On se dirige par
la suite vers Clairvaux-les-Lacs en passant par le petit village
de Charcier dominé par le clocher-porche de son église
toute couverte de laves. Sur le plan touristique, la bourgade de Clairvaux
est surtout intéressante pour sa situation, divers incendies
historiques ayant détruit la ville, château fort compris.
Aussi quelques ruines de remparts, une tour de l'ancien château
ne suffiraient pas à retenir l'attention s'il n'y avait aussi
l'église Saint-Nithier, reconstruite, mais possèdant de
belles stalles du XVIe siècle provenant de l'abbaye de Baume-les-Messieurs,
et de splendides toiles de maîtres du XVIIIe. On reprend le parcours par Pont-de-Poitte, ses plages, ses barques et ses pêcheurs : ne pas manquer, sur le pont franchissant l'Ain, le beau panorama sur la rivière et vers le lac de Vouglans. Et l'on gagne Orgelet, en Petite Montagne, premier plateau jurassien vallonné. Le donjon de la ville découvre une vue étendue sur la Valouse et la plaine du Vernois. Par temps clair, on aperçoit même le Mont-Blanc. Deux tours médiévales, des rues sinueuses où l'on découvre quelques hôtels particuliers intéressants et surtout l'admirable église Notre-Dame aux imposantes proportions dignes d'un cathédrale (avec ses immenses tribunes et ses magnifiques orgues datant du XVIIe siècle, aujourd'hui restaurées) combleront les passionnés d'architecture. Par Moutonne et Rothonay, on rejoint Loisia, dans le val de Suran, bien représentatif d'un village de Petite Montagne, avant d'aborder Gigny. Ce village de caractère est une des plus vieilles implantations humaines de la région, comme l'on prouvé les fouilles entreprises dans une grotte naturelle de la falaise affouillée par le Suran, et datant le matériel le plus ancien du moustérien. Mais c'est son passé religieux qui a fait de Gigny une cité historique. Sa fondation remonte en effet au IXe siècle, quand un abbé de Baume-les-Messieurs, Bernon, vint ici installer, dans un site sauvage, un monastère bénédictin, le premier à ne relever que de l'autorité pontificale. Vingt ans plus tard, ayant expérimenté les avantages de cet original statut, l'abbé partit fonder, en Bourgogne, une nouvelle abbaye qui devint la plus vaste du monde chrétien, « Cluny », avant d'essaimer ses prieurés dans tout l'occident. C'est dire si Gigny compte dans l'histoire monastique française! Que nous en reste-t-il aujourd'hui ? Pas grand chose, sinon l'ancienne église abbatiale devenue paroissiale, et fortement retouchée au cours des siècles. Ses dimensions, disproportionnées par rapport à la taille du village, rappellent son prestigieux passé. Si le choeur semble contemporain de la fondation, la nef date vraisemblablement du XIe siècle, le portail du XVe, orné des armes du pape Jules II, qui fut prieur de Gigny et qui fit restaurer l'église en 1495, et le clocher octogonal du XVIIe. Mais le tout est d'une sobriété exemplaire et d'une imposante grandeur, bel écrin pour les reliques de saint Taurin qui y reposent depuis le Xe siècle. On poursuit le voyage vers Saint-Julien, bourg perché remarquable pour son église renfermant de somptueuses verrières. Puis, après une quinzaine de kilomètres au long d'une belle route ombragée et sinueuse, c'est l'arrivée à Arinthod. La bourgade est charmante avec ses arcades et sa fontaine sculptée du XVIIIe siècle. L'étape suivante, Saint-Hymetière, réserve une surprise de taille, son église. Encore une, mais quelle splendeur ! Sans doute la plus belle église romane de Franche-Comté. A l'écart du village, entourée d'un cimetière, avec son clocher octogonal placé à la croisée du transept, sommé d'un dôme comtois, lui-même coiffé d'un petit lanternon, son abside en cul-de-four et ses bandes lombardes, elle est d'une rare élégance. On reprend par Arinthod où l'on oblique vers le Lac de Vouglans par une agréable petite route (la D.3) en poursuivant vers Onoz (et un peu plus loin le minuscule et plaisant lac du même nom) puis vers le pont de la Pyle. Çà et là, de belles échappées à travers les forêts vers les lacs, les sommets jurassiens, rendent le parcours pittoresque. Le pont, ouvrage contemporain en béton, est loin d'être esthétique, mais offre un large point de vue sur le lac de retenue qui, en 1968, a englouti plusieurs villages et l'Abbaye de Vaucluse. Au delà, sur l'autre rive, on se dirige vers Maisod. On jouira de beaux coups d'oeil sur le lac et le barrage au long d'une route ombragée.
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On passe ensuite à Moirans-en-Montagne, au centre d'une région de grosses industries du jouet. Un musée du jouet, quoi de plus normal, y relate l'évolution des techniques de fabrication, des paysans tourneurs de bois d'autrefois aux matières plastiques d'aujourd'hui, et une remarquable collection de jouets des XIXe et XXe siècles. A proximité,
Villards-d'Héria vaut pour son site gallo-romain unique,
sur une centaine de mètres de long, que l'on peut visiter en
été. C'était un sanctuaire dédié
à Mars et Bellone, dont on a dégagé de nombreuses
substructions. Et l'on arrive aux Rousses, station de sports dhiver et bon point de départ pour des randonnées vers le lac des Rousses et Bois d'amont. Les amateurs de balades en forêt, de grimpées faciles seront à leur affaire. La route est belle qui rejoint Morez, bien connue pour ses lunettes depuis la fin du XVIIIe siècle. Son site de cluse, en fond de vallée de la Bienne, la Combe Noire, est impressionnant. Dans le paysage urbain, ce sont les viaducs qui dominent, enjambant les obstacles. La lunetterie, l'horlogerie et le morbier, un goûteux fromage marqué au coeur de la pâte d'une fine ligne noire (suie du chaudron autrefois, noir végétal de nos jours) sont les principaux attraits de la cité. Les porteurs de lunettes (et les autres) n'oublieront pas de jeter un coup d'oeil au musée de la lunetterie, très instructif. Les amateurs de
belles horloges comtoises s'arrêteront à Morbier
où elles sont encore fabriquées, et qui leur a donné
son nom. Les "morbiers" sont toujours aussi réputées.
Nous vous souhaitons une agréable promenade... |
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