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Circuit de découverte de la région de Champagnole.
Au coeur du Jura

A réaliser en voiture ou à vélo, sur un ou plusieurs jours.

 

 

Environ 150 km au départ de Champagnole, par :

Forêt de la Fresse - Route des Sapins
Forêt de Joux
Salins les Bains
Arbois
Poligny
Arlay
Château-Chalon
Reculée de Baume les Messieurs
Lons le Saunier
et retour à Champagnole

 

Ce circuit vous permettra de visiter de petites villes paisibles et splendidement conservées, où curiosités naturelles et gastronomie de terroir s'y sont donné rendez-vous.

Si l'on veut jouir du remarquable site de Champagnole, il faut prendre, au nord de la ville, la route de Poligny puis, à droite, gravir une voie étroite et sinueuse montant vers le Mont-Rivel. On a découvert sur les pentes de celui-ci, à 802 mètres d'altitude et sur une surface de 4 hectares, une ville gallo-romaine occupée pendant les quatre premiers siècles de notre ère. Le matériel mis à jour (monnaies, fibules, fragments de poteries) est exposé au Musée archéologique de Champagnole, qui ravira aussi les amateurs pour les trouvailles faites à la nécropole de Monnet-la-Ville et à celle de Crotenay. Au débouché de la route, la vue superbe est étendue sur l'agglomération, sur la forêt de Joux, vers Poligny et Lons.

Champagnole est une ville d’environ 8600 habitants où l’on trouve bien entendu hôtels, meublés touristiques, restaurants, cafés, piscine, camping, cinéma, tous ce qui peut être agréable ou utile aux hôtes de passage. Le parc de Belle-Frise, avec ses fleurs, ses arbres, sa fontaine, offre un lieu de détente très agréable. De même, les bords de la rivière d’Ain sont un lieu privilégié pour de paisibles promenades.

Se diriger directement, par la D.471, vers Equevillon où l'on pénètre dans la Forêt de la Fresse. On peut ici suivre la Route des Sapins, bien balisée, passant de la Forêt de la Fresse, à celle de la Joux puis à celle de Levier (dans le Doubs) qui, sur une cinquantaine de kilomètres, fait découvrir les sites forestiers les plus intéressants.

Cet itinéraire passe par Les Nans puis longe les bords de l'Angillon encaissé pour rejoindre Chapois.
De là, il pénètre dans la magnifique Forêt Domaniale de la Joux, forte de ses 2600 hectares, sans doute la plus belle forêt de résineux de France, où sapins et épicéas atteignent des tailles peu communes en Europe. On passe alors par le belvédère du hameau de Garde-Bois pour son magnifique panorama vers l'est, puis l'on se dirige vers les sapins de la Glacière, particulièrement impressionnants. Mais le plus grand, le plus gros, le plus célèbre d'entre eux reste le Sapin Président de la Joux que l'on rejoint en suivant une route balisée. Il faut quitter son véhicule pour, en quelques pas, grimper sous bois vers le phénomène. Ses 45 mètres de haut, son imposante circonférence et son âge, deux cents ans, en font le monarque de la forêt.

On reprend alors le parcours vers Bas-du-Bois et Andelot-en-Montagne pour rejoindre Salins-les-Bains par une belle route ombragée. Bâtie sur les escarpements de la vallée de la Furieuse, la ville expose la richesse de son passé au travers de son architecture civile et religieuse. On déambule avec plaisir dans ses rues en pente, passant d'une superbe habitation à une fontaine, d'une statue de bronze à l'église Saint-Anatoile, de l'Hôtel de ville XVIIIe siècle, surmonté de l'énorme coupole à lanternon de la chapelle Notre-Dame-Libératrice, à un kiosque à musique et à la grande saunerie, sans jamais perdre de vue le fort Saint-André qui domine la ville.
Une visite de la saline s'impose mais l'on appréciera



également celle de l'Hôtel-Dieu pour sa collection de pots en faïence. Il est indispensable de sortir de l'agglomération afin de se rendre au fort Saint-André pour le panorama étendu que l'on embrasse de cette altitude, à plus de 600 mètres, et pour une visite de cet ouvrage fortifié sur les plans de Vauban. Le périple se poursuit pour atteindre Arbois.

Pour connaître cette petite ville, rien n’est plus instructif que de suivre le tracé des anciennes fortifications. Elles n’ont subi que des modifications de détail depuis leur construction, de 1260 à 1270.

On y découvrira le beau chevet plat de l’église paroissiale de Saint-Just, derrière lequel se profile le clocher.Mais il est un lieu ici où l’on ne pénètre qu’avec vénération : c’est la maison paternelle de Pasteur.

Rien n’a été modifié, rien n’est changé dans la disposition des lieux et des choses. Avant de quitter la ville, se rendre au musée de la vigne et du vin de Franche-Comté qui est installé dans le Château Pécauld, ancienne bâtisse médiévale, où l’on vous présentera le terroir, l’histoire des vignobles comtois et l’originalité de sa vinification.

On rejoindra ensuite Poligny, petite cité du Revermont, sise en pleine région viticole, et aussi célèbre comme capitale du Comté, le fameux fromage roi du Jura. C'est là que l'on peut s'en procurer aux magasins des sociétés d'affinage, de là que l'on peut partir sur la route du comté visiter des fruitières de production, là, enfin, que la Maison du Comté a monté un petit musée qui peut être une bonne introduction en la matière.

  Mais la ville ne vaut pas que par ses spécialités gastronomiques. Son atmosphère paisible, son architecture méritent également un arrêt.
On verra avec intérêt la collégiale Saint-Hippolyte pour sa statuaire du XVe siècle en albâtre polychrome, une des plus importantes de France, représentative de l'école bourguignonne;

la pharmacie (classée Monument historique) de l'hôtel-Dieu; mais aussi les hôtels particuliers aux superbes portes sculptées, les nombreuses fontaines, ainsi que la statue du Vigneron chère aux Polinois.

On gagne ensuite la route de Lons en passant par Arlay pour son château du XVIIIe à l'intéressant mobilier Restauration, son parc romantique et les ruines de l'ancien château fort des princes d'Orange démantelé par Louis XI. Puis l'on bifurque vers les vignobles de Voiteur et de Château-Chalon qui offrent, à la bonne saison, les plus beaux paysages viticoles qui soient.

Le village de Château-Chalon, perché sur un éperon, est à découvrir, à pied, pour sa production de vin jaune et pour son architecture de caractère. De la chapelle, on a une merveilleuse vue sur les vignes.
Une plaque rappelle ici le fantastique travail des anciens vignerons, travaillant sur les pentes escarpées et remontant à dos d'homme le fruit de leur travail.

On prendra ensuite la direction de Baume-les-Messieurs, bâti au confluent de trois vallées, celle de la Seille, celle du Dard qui a creusé le cirque proprement dit, et celle de Longebief. On y appréciera le site, l'église abbatiale, puissante construction médiévale alliant roman et gothique, pour sa statuaire, sa grille de choeur en ferronnerie et, surtout, pour son magnifique retable flamand du maître-autel, aux six compartiments centraux finement sculptés. Une des plus belles oeuvres de Franche-Comté. On pourra aussi visiter le petit musée de l'artisanat jurassien, sis dans la tour de Justice où l'abbé rendait la justice,
ainsi que sa superbe grotte.

Le circuit se poursuit en direction de Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, qui a éclipsé Dole comme capitale du département. Son site est particulièrement étonnant. Petite ville de contact entre la plaine et la montagne, sise sur la côte vouée à la viticulture, elle a été édifiée au débouché de la reculée de la Vallière, primitivement autour de Puits-Salé qui fut un campement néolithique, une de ces nombreuses sources salées ayant assuré, pendant des siècles, la prospérité de la région. L'ancienne Ledo gauloise n'est plus aujourd'hui ville du sel, mais est devenue station thermale. Au coeur de la ville, la place de la Liberté où se dresse la tour de l'horloge, seul vestige des remparts de la cité médiévale, est un bon point de départ pour une visite.

De là, on entrera dans la rue du Commerce où se concentre une partie de la vie quotidienne de la bourgade, pour ses beaux couverts à arcades édifiés à la fin du XVIIe siècle, après l'incendie de 1637.
Il fait bon flâner sous ses arcades et il faut, çà et là, pousser une porte pour découvrir les somptueux escaliers de Lons avec leurs rampes en fer forgé. C'est le cas, par exemple, pour la maison natale de Rouget de Lisle, au numéro 24, dont la double volée d'escalier à la ferronnerie XVIIIe siècle vaut le coup d'oeil. En hommage à l'auteur de la Marseillaise, ses concitoyens ont placé, au théâtre, une horloge qui joue, à chaque heure, quelques notes du célèbre "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", comme l'avait intitulé le compositeur; sur la promenade de la Chevalerie, sa statue par Bartholdi.

A voir encore, l'église Saint-Désiré pour sa "Pietà" de l'école bourguignonne et celle des Cordeliers pour sa chaire du XVIIIe siècle, l'hôtel-Dieu, avec sa somptueuse grille en fer forgé, son escalier d'honneur et sa pharmacie aux superbes faïences et poteries d'étain; le Musée archéologique aux passionnantes collections du néolithique (en provenance des sites lacustres de Chalain et de Clairvaux-les-Lacs), des âges du bronze, du fer, mais aussi trouvailles gallo-romaines et mérovingiennes.

En regagnant Champagnole, ne pas oublier de faire un arrêt au belvédère des Roches de Baume, signalé sur la route. Le spectacle de ce phénoménal canyon vu en enfilade est inouï, puisque l’on surplombe le « bout du monde », qui découvre d’énormes falaises calcaires à nu, de près de 100 mètres de haut. On peut, de là, descendre à pied jusqu’au fond, par une échancrure dans la falaise. Un sentier à pic entrecoupé de marches, les Echelles de Crançot, permet d’atteindre les grottes, la cascade de la Queue de Cheval formée par le Dard en période de forte pluviosité ou de fonte des neiges.

Nous terminerons ce circuit en rejoignant Champagnole.

Nous vous souhaitons une agréable promenade...


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